La legitimité des français de l’étranger

Depuis la révolution , on a délibérément séparé le peuple français de la nation française. Le peuple, alors inégalement lettré, majoritairement paysan, n’était pas à même de prendre des décisions concernant des lois. On envoyait alors à Paris un représentant pour siéger à l’assemblée.

Lors de la formation de la 5e république, on a donné au président de la république une légitimité, en l’élisant au suffrage universel, pour que la source de l’exécutif soit le peuple.

Anticonstitutionnel?

L’article 27 de la Constitution n’admet pas qu’on puisse influer sur les décisions d’un député, qui doit avoir est libre de faire ses choix sans être victime de pressions. Le vote par consigne démontre, qu’au lieu de subir des pressions de la part des citoyens de sa circonscription, il subit des pressions de la part de son parti ou de lobbys, identifiés ou non. Le fait de pouvoir voter blanc permet au député de garder son libre arbitre face au suffrage du peuple. La constitution est un trésor que l’on se doit de respecter, d’expliquer, qui à la différence de livres religieux célèbrent ne devrait pas souffrir d’interprétations. Avant de demander une révision de ce texte sacré, je veux d’abord faire l’expérience des limites de la démocratie participative au sein de l’assemblée nationale.

Le Français de l’étranger, doit montrer la voie et démontrer que lorsque le peuple prend en main sa destinée, il est capable de prendre des décision justes, et allant dans le sens de l’amélioration de sa condition humaine. De nos jours et même si on tend vers le contraire, chacun sait lire et écrire, et peut être capable de s’investir dans les décisions importantes de son pays. Le français de l’étranger, immigré de luxe au dehors de son pays, doit servir de rampe de lancement de cette responsabilité croissante pour le peuple.

La position de marginal sécant du français de l’étranger, au carrefour de deux civilisations, un pied dans son pays maternel, un pied dans son pays d’adoption, avec des degrés divers d’intégration, des identités mêlées qui leur permettre d’apporter un supplément d’âme, de témoigner par leur présence une envie de la découverte. Nous sommes tous des émigrés qui ont choisi leur exil, avec ou sans retour, et nous avons une vision planétaire que peu de circonscriptions peuvent avoir dans leur population. Les raisonnements qui sont fait chez nous sont souvent dépassé quand on commence à raisonner et vivre dans des espaces plus grands que ceux des états. C’est pourquoi la responsabilité de nos décisions est aussi plus grande. En votant en tant que française de l’etranger, nous brassons les cartes geographiques de notre appartenance au territoire français. Nous sommes un échantillon de chacun des endroits qui nous ont vu naitre, grandir. Nous portons un peu de chaque specificité de chaque  département français. Je suis Haut-Savoyard, j’ai étudié à Lyon, vécu à Paris, nagé à Marseille, joué au foot en Calabre, et je vis au Laos. Et vous?

Quelle meilleur échantillon que celui des français et française de l’étranger.

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